Edito

Un nouveau plan de sauvetage de la Grèce, risque persistant d’insolvabilité de l’économie américaine, première puissance économique mondiale : les Unes des journaux rappellent tous les jours à nos esprits la crise d’endettement public que traverse aujourd’hui l’économie mondiale. Un endettement qui s’est accru de plus de 10 000 milliards de dollars depuis 2008 dans l'OCDE et pourrait représenter 100 % du PIB agrégé de ses membres à l’horizon 2012.
endettement

La crise d’endettement qui touche depuis 2010 les états souverains met dramatiquement en exergue les excès auxquels ont sacrifié tous les acteurs, pas seulement les  états ou leurs administrations publiques, mais aussi les entreprises… et les ménages. La crise des subprimes est là pour en témoigner. Depuis des décennies, nos économies vivent à « crédit débridé », dont une bonne part sans contrepartie : déficit public finançant les dépenses de fonctionnement ou des transferts sociaux, crédit à la consommation, etc. Les états, qui ont longtemps accepté de supporter la charge des acteurs privés pour leur éviter la banqueroute, se heurtent désormais au mur de la dette. Et prennent brutalement conscience, au regard des crises grecques et irlandaises, qu’ils pourraient eux aussi subir la fermeture des marchés.
Dans un tel contexte, la valeur épargne recouvre toutes ses lettres de noblesse. Les mécanismes qui lui sont liés, comme les choix stratégiques des allocations d’actifs, auront sans doute un impact politique à venir significatif. L'éventail des options qui s’offre à nous pour servir au financement et au développement de l’économie mérite aujourd’hui toute l’attention du monde de la recherche.

C’est pourquoi la Conférence Benjamin Delessert, assurée de l’importance que revêt, et revêtira demain, la valeur épargne, a souhaité apporter son soutien financier aux travaux universitaires consacrés à « l’épargne au service de l’homme et de l‘économie ». Et ce, dans la droite ligne des fondateurs de la Caisse d’epargne qui, dès 1818, voyait dans les bienfaits de la prévoyance économique un moyen de changer, pour le bienfait individuel et collectif, la face de l’humanité.